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La croix de Saint-Vincent est classée aux monuments historiques depuis le 30 septembre 1911.

Il ne s’agit pas d’un calvaire, mais de ce que les historiens de l’art ont pris pour habitude de nommer une croix cimétériale. Elle se trouvait au centre de l’ancien cimetière, qui existait sous la place actuelle et a été déplacé au début du XXème siècle. Elle dominait l’ensemble du lieu.

Les croix sculptées comme celle-ci sont très rares. On en dénombre une dizaine sur l’ensemble du territoire national. Elle possédait une « sœur » sur la commune de Cébazan, laquelle a été volée, et le type de sculpture laisse à penser qu’il s’agit du même artiste. La plupart des croix de ce type était beaucoup plus simple, généralement en pierre de pays, de grandes dimensions avec de larges moulures.

 

Celle-ci est datée entre le XVème et le tout début du XVIème siècle. Elle semble vraisemblablement être l’œuvre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dont l’église actuelle faisait partie de la Commanderie, car sa richesse d’ornementation tranche beaucoup avec la situation géographique et économique du village à cette époque.

Elle est travaillée sur ses quatre faces pour pouvoir être vue de tous les côtés.

 

Sur sa face antérieure, le Christ est en croix, au centre du tableau principal. À droite, Marie-Madeleine est à genoux, éplorée. L’artiste a même été jusqu’à sculpter une larme sur sa joue pour donner plus de réalisme à la scène. Derrière elle, se trouve la Vierge. Elle se tient debout, les mains jointes, avec l’attitude et le costume qu’on utilise généralement pour la représenter dans des scènes de mise au tombeau. Sur la gauche, l’apôtre Saint-Jean Baptiste se tient debout, les cheveux bouclés, relevant de la main gauche le pan droit de son manteau.

 

Sur la face postérieure, une statue de la Vierge portant une couronne ouvragée. Elle avait certainement les mains jointes, mais le temps et l’usure les ont faites disparaître. Elle est entourée par deux évêques.

Sur les faces latérales, on peut découvrir, à droite, un évêque tenant un livre ouvert et une banderole sans inscription. Il s’agit très certainement de Saint-Vincent, patron de l’Église ; de l’autre côté, un évêque accompagné d’un homme au torse nu et au bas du corps drapé, les mains chargées de fruits (des pommes et du raisin), symbolisant la principale production agricole de la région.

 

Au sommet, deux statuettes adossées de la même dimension, représentent Dieu le Père. Sa main droite est levée pour bénir et l’autre porte le globe du monde.

 

Restaurée au printemps 2014, grâce au partenariat de la Délégation Régionale à l'Action Culturelle Languedoc Roussillon, le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, le Conseil Général de l'Hérault, le réseau des sites et musées de l'Hérault, la commune de St-Vincent d'largues et avec l'appui technique du Pays Haut Languedoc et Vignoble et de la Communauté des Communes Orb-Jaur, elle est mise en valeur à l’intérieur de l’église afin de la protéger pour les générations futures.

 

Visite sur demande à la mairie, située juste à côté de l’église. Tél 33 (0)4 67 97 70 03 ou Mme Fontés 04 67 97 78 91. 

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WW gorges hericCette ligne fût créée par la Compagnie des Chemins de Fer du Midi suite à la concession faite par l’Etat le 23 Avril 1874. Cette concession était elle-même issue de la convention de 1868 dans laquelle l’Etat accordait à la Compagnie du midi plusieurs lignes dont Bédarieux-Mazamet. Cette ligne de 270 Km au départ de Montauban passe par Villemur (embranchement avec la ligne locale pour Toulouse)  St Sulpice du Tarn (croisement avec la ligne de Toulouse à Paris via Capdenac) - La Crémade, croisement de la ligne Castelnaudary à Castres. Castres, Mazamet, St Pons, Olargues, Lamalou-les-bains, Bédarieux (bifurcation vers Neussargues) Faugères (bifurcation vers Béziers) Montbazin, Gigean (bifurcation sur Balaruc et Sète), Montpellier.

De 78 Km plus courte que la ligne via Toulouse et Narbonne, cette ligne fût réalisée en plusieurs tronçons, et 23 ans furent nécessaires pour l’achever. Le premier maillon, La Crémade (Castelnaudary)- Castres fût inauguré le 15 avril 1865.

Ensuite, petit à petit vint la mise en service des autres parties :

·       le 23 Avril 1866 Castres
- Mazamet,

·       le 20 Septembre 1858 Béziers
- Bédarieux,

·       le 28 Décembre 1858 Bédarieux
- Graissessac.

·       Le tronçon St Pons
- Bédarieux (37 Km) via Olargues et Lamalou fût le dernier à être mis en service, il fût inauguré le 10 novembre 1889.

De nombreux problèmes techniques vinrent s
ajouter à la difficulté naturelle du parcours, dont en particulier les grandes crues, celle du fleuve Hérault en Octobre 1868, et du Jaur et de l’Orb en 1875. Par ailleurs, dans le secteur entre Labastide-Rouairoux et Bédarieux, le nombre et l’importance des ouvrages d’art ne simplifièrent pas la tâche des constructeurs.  Par exemple, le tunnel de la Fenille et ses 766m de longueur à 470 m d’altitude, le viaduc de Bédarieux nécessitant 37 arches et 2 tunnels, et 10 autres tunnels, soit en tout 2068 m. Il fallait construire aussi le viaduc d’Hérépian de 60 m, le Pont Carels de 5 arches à Lamalou-les-Bains et les viaducs de type Eiffel d’Olargues (131 m et 3 travées pour celui en sortie de la gare, et celui de Julio un peu moins important). Pendant la construction, de nombreux paysans vinrent sur les chantiers seconder les ouvriers, cela leur a permis pendant quelques années d’améliorer nettement leurs revenus en pratiquant deux métiers.

VV viaduc lamalouLa convention de 1868 indiquait l’instauration d’une voiture directe Lamalou-Paris attelée à l’omnibus, d’où le nom ronflant d’Express Paris-Lamalou-Les-Bains. Il y avait deux locomotives avec leur tender, un wagon de marchandise, 4 voitures de voyageurs dont une Lamalou-Paris, plus grande et plus confortable, et deux ou trois wagons de marchandises pour terminer. Plus tard, à la grande époque du thermalisme avant la guerre de 39-45, un véritable rapide Lamalou-Paris faisait le trajet en 12 heures et ne s’arrêtait pas aux petites gares. Il passait par Mazamet, Castres, St Sulpice du Tarn, Capdenac, Limoges, Paris Gare d’Orsay.

Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, avec l’apparition du chemin de fer, une guerre économique s’était engagée entre les différentes compagnies qui se battaient pour un tronçon, un secteur, une limite. Pour nous, ce fût principalement l’intérêt économique qui prévalut dans cette guerre du rail, qui dans notre midi allait de mèche avec la guerre du vin et opposait le PLM à l’est, le PO à l’ouest et le MIDI au centre pour transporter le vin sur Paris.
VV tunnel st martin
C’est le 10 juillet 1972 que le transport des voyageurs fût arrêté sur cette ligne entre Bédarieux et Mazamet, et en 1987 c’est l’arrêt définitif. Un train touristique essayera de faire revivre la partie de la ligne de Bédarieux à Mons-la-Trivalle pendant quelques années, grâce à une équipe de bénévoles, mais les années passant, la gestion de cette petite ligne devint difficile, et elle est désormais arrêtée.




C’est sur ce tracé, entre Bédarieux et Mazamet, que les Départements de l’Hérault et du Tarn imaginèrent  l’actuelle Voie Verte « PASSA PAIS ». A travers le Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc, la palette des paysages qui s’étirent le long de ses tunnels et ponts, de la Montage Noire aux Vallées du Jaur et de l’Orb, invite à la découverte d’une nature préservée et d’un patrimoine culturel et économique mis en valeur par les communes traversées par ce chemin de liberté. 

Chapelle de la voulteSituée sur la commune de Mons, l’ancien village de la Voulte (Vuelta, la courbe en occitan), se situe sur un éperon rocheux qui domine un grand méandre du Jaur à proximité de son confluent avec le Fleuve Orb.

Ce site a permis l’implantation d’un château facilement défendable dès le XIème siècle et ce jusqu’à la Révolution française.

En 1271 la seigneurie est citée, avec celle de Colombières-sur-Orb et celle de du Poujol-sur-Orb, dans un acte de partage des biens entre les deux fils d’Almaric 1er, Vicomte de Narbonne (1210-1270).
Durant la guerre de Cent Ans, la noblesse languedocienne prend part activement aux combats contre les Anglais. Le Seigneur Bertrand Patau de la Voulte est fait prisonnier au coté d’Aymeric VII Vicomte de Narbonne et du Roi Jean Le Bon. La famille Seigneuriale des Patau administre la Seigneurie de la Voulte jusqu'au XVIIe siècle Elle passe aux mains des Seigneurs Belot de la Salvetat, devenu Belot de Tarrassac, vassaux du Vicomte du Poujol, baron d’Olargues.

La famille Belot disparaît lors de la Révolution Française et le château est entièrement détruit. Le lieu dit « les potences » au croisement de la route à quelques centaines de mètres du village est-il un nom indiquant leur destinée ?

Ne subsiste du château que la Chapelle castrale, bâtie entre le XIème et le XIIème siècle dans l’enceinte du château, dont elle est un des derniers vestiges encore debout. Chapelle romane, dédiée à Saint-Roch, Notre Dame de la Voulte dépendait du Prieuré de Saint-Julien.

Elle est l'église paroissiale jusqu’en 1732, date à laquelle elle est remplacée par l’église de Mons, plus grande et plus « moderne ». Classée aux monuments historiques en 1981, lors de sa restauration, sous un badigeon de plâtre, une fresque du XIe siècle est mise au jour. Elle représente la Parousie (venue du Christ lors du jugement dernier) : au centre, Jésus (aujourd’hui disparu), entouré d’un tétramorphe représentant les 4 évangiles. Un Aigle et un Lion représentant les évangiles de Jean et de Marc. Au registre inférieur, le Diable (jambes) accueillent les damnés qui vont être précipités en enfer. Au-dessus, sur le bandeau, on distingue un chien et un écu armoiré. Dans l’embrasement de la fenêtre axiale se trouve à droite et à gauche des anges et un rinceau de fleurs aux feuilles d’acanthes. Ce thème est typique de l’art roman et est présent sur de nombreuses fresques datant de la même époque.

De nos jours, la Chapelle de la Voulte est ouverte lors de manifestations culturelles, notamment aux alentours de la Saint-Roch (le 16 août). C'est l'occasion également de profiter de son acoustique exceptionnelle du lieu lors d’un concert organisé par l’Association des Amis de la Voulte.

 

 

olargues inondation1Pour ce qui est des calamités survenues dans l’histoire d’Olargues, le 18e siècle fut plus que chargé.

L’historien Olarguais Georges Lauze nous relate les faits : « En 1723 a lieu une grande inondation qui ravage la terre d’Olargues, emporte les ponts les plus pratiqués et comble la plupart des chemins, de sorte que tout commerce avec les étrangers est interrompu. Le premier jour, il tombe une pluie si prodigieuse que tout le vallon est inondé. Des torrents descendent des montagnes avec une telle rapidité que des bois entiers sont entraînés, les champs, les jardins, les prés et plusieurs bestiaux noyés.

Le ruisseau de Cesso, enflé d'environ 30 pieds de hauteur et chargé d'arbres, emporte deux ponts, l’un étant sur le chemin de la montagne au bas-Languedoc, et l'autre sur celui de Saint-Pons. On supplie l'évêque d'accorder protection à la communauté et de lui procurer les moyens pour réparer, car celle-ci est ruinée. Catastrophe manifeste d'autant plus que, durant les hivers précédents, les oliviers ont subi des dommages irréparables dont ils ne se sont jamais vraiment remis.

La grêle fait des ravages considérables en 1731-32-34, le gel en 1731 et en 1741. Des inondations catastrophiques ont lieu en 1735. En 1741, les 6 et 8 octobre, des inondations emportent deux ponts, l’un sur le chemin d’Olargues à Béziers (pont de Carayet) et l'autre sur ceux d’Olargues à Bédarieux et Pézénas (pont de Turiès). Les moulins sur le Jaur sont très abimés et les terres, jardins, vignes... ruinés. Le 26 septembre 1756, un orage dévaste tout. Les inondations de 1758 sont terribles et le 10 décembre, le commerce est interrompu par suite de l'inondation qui endommage le pont d’Hérépian. En 1759, le Pont-Neuf d’Olargues (pont de las Pialhes) s'écroule.

Le conseil politique, assemblé le 7 octobre 1761, demande la reconstruction et prie le Sieur Nicolas Feuilles, premier consul, et le Sieur Moustelon, notaire, de se rendre au plus tôt à Saint-Chinian pour supplier Monseigneur l’Évêque de Saint-Pons d'exposer la demande lors de la prochaine assemblée des états de cette province, et lui dire que la communauté ne cessera de faire des vœux au ciel pour la conservation de sa grandeur en prospérité et en santé. C'est dire que toutes ces catastrophes ont des conséquences sur les récoltes mais aussi accentuent l'isolement d’Olargues .

Au-delà des informations recueillies par Georges Lauze, force est de constater que ce 18e siècle fut très rude sur le plan climatique. Beaucoup d’historiens ont démontré que ces catastrophes ayant perturbé l’alimentation normale des populations françaises, cela a certainement favorisé la révolution de 1789.

Sur le secteur Orb-Jaur, au cours de ce siècle, il a été noté :

- des hivers extrêmement froids en 1714, 1728, 1741, 1748, 1752, 1755, 1758, 1761, 1773, 1776, 1785, 1787, 1788, 1789 ;

- des inondations en 1716, 1719, 1723, 1726, 1731, 1741, 1742, 1744, 1745, 1746, 1756, 1759, 1760, 1779 ;

sans compter les hivers à neige : en 1763, il neige de Noël à l’Épiphanie, une quantité jamais connue de mémoire d’homme, il y a 1 mètre de neige dans la région d’Hérépian. En 1779 et 1790, les loups pullulent dans la campagne. Plusieurs habitants les ont d’ailleurs rencontrés et sont passés de vie à trépas.

Jean-Claude Branville

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